Stress et pression au boulot, quelles solutions ?

Photo d'une femme en burn out , épuisée par son travail

Au travail, vous absorbez le stress, les tensions, les urgences.
Vous êtes devenu.e celui ou celle qui encaisse pour que ça tienne.
Et oui : ça affecte déjà votre santé. Votre fatigue mentale n’est pas théorique, elle est bien réelle.

Le problème, ce n’est pas seulement que vous êtes épuisé.e.
C’est ce moment précis où vous vous dites :
« Ça ne me convient plus. »
… sans avoir la moindre idée de comment ça pourrait changer.

Et là, deux impulsions apparaissent souvent :
=> fuir
=> ou tout faire péter.

1. Quand réaliser que “ça ne tient plus” fait plus peur que soulagement

On croit que prendre conscience de son épuisement va libérer.
En réalité, ça peut faire l’inverse.

Parce que dès que vous vous dites :

  • « Je suis épuisé.e »

  • « Je ne peux plus absorber autant »

  • « Ça ne me convient plus »

… une autre angoisse arrive :
« Si je commence à bouger ça, tout va s’écrouler. »

Votre place d’absorbeur de stress/pression est devenue un pilier du système.
Si vous changez, l’équipe change.
Si vous lâchez, quelque chose se réorganise.

Donc votre fatigue mentale se mélange à la peur :

  • peur du conflit

  • peur de décevoir

  • peur de perdre votre place

  • peur de ne pas savoir gérer les conséquences

2. Pourquoi l’envie de fuir ou de tout faire péter est logique

Quand on est épuisé.e et coincé.e, le cerveau cherche une sortie rapide.
Pas une sortie intelligente.
Une sortie qui soulage immédiatement.

Alors deux fantasmes apparaissent :

=> Tout quitter
Démissionner. Disparaître. Partir en arrêt. Couper avec tout le monde.

=> Tout faire exploser
Dire enfin tout ce que vous retenez.
Poser des ultimatums. Claquer la porte symboliquement.

Ces impulsions ne veulent pas dire que vous êtes instable.
Elles veulent dire que votre système nerveux est saturé
et qu’il n’a plus accès à des options fines et nuancées.

C’est ça, la vraie fatigue mentale :
quand il n’y a plus que des solutions extrêmes qui semblent possibles.

3. Le vrai nœud : vouloir que ça change sans savoir comment

C’est là que beaucoup de gens restent bloqués :

👉 Vous savez que ça ne vous convient plus.
👉 Vous savez que vous êtes épuisé.e.
👉 Vous savez que continuer comme ça va vous abîmer.

Mais :
👉 Vous ne savez pas comment changer sans foutre le bordel.
👉 Vous ne savez pas par où commencer.
👉 Vous avez peur que le moindre mouvement déclenche une avalanche.

Donc vous faites quoi ?

Vous continuez.
Encore un peu.
Encore trop.

Pas parce que vous trouvez ça normal.
Mais parce que l’inconnu fait plus peur que la situation actuelle, même si elle est toxique.

En résumé (et là, on touche le cœur du sujet 😉 )

Si vous êtes reconnu.e et que vous êtes épuisé.e :

  • Ce n’est pas juste un problème de stress.

  • Ce n’est pas juste un manque de limites.

  • Ce n’est pas juste une question de “dire non”.

C’est un moment de bascule systémique :
vous sentez que ça ne tient plus,
mais vous avez peur de ce que ça déclencherait si ça changeait.

Et c’est précisément pour ça que :
// vous n’avez pas besoin de recettes toutes faites
// vous n’avez pas besoin de tout faire exploser
// vous n’avez pas besoin de fuir

Vous avez surtout besoin d’un espace pour penser le changement sans le rendre violent,
et pour transformer votre place sans détruire l’équilibre d’un coup.

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