Fatigue mentale
"C’est encore MOI qui porte tout "

illustration fatigue mentale - perfectionniste

À force de tout porter et de vouloir tout faire parfaitement, s’installe une fatigue mentale silencieuse qui épuise bien plus que le corps.

Il y a cette phrase qui revient souvent :
« C’est encore moi qui porte tout. »

La maison. Le travail. Les autres.
Vous gérez, anticipez, réparez, apaisez. 
Sans trop savoir quand c’est devenu comme ça… mais aujourd’hui, c’est devenu normal.
Normal pour les autres. Pas pour votre corps, ni pour votre énergie.

Derrière cette surcharge, il y a souvent un invité discret mais exigeant : le perfectionnisme.

Le discours intérieur qui enferme

À l’extérieur, vous êtes fiable, compétent·e, solide.
À l’intérieur, ça ressemble plutôt à ça :

  • Si je ne le fais pas, ça ne sera pas bien fait.

  • Je ne veux déranger personne.

  • Je vais gérer, ça ira plus vite.

Ces phrases paraissent raisonnables.
Elles construisent pourtant un piège invisible :
vous prenez de plus en plus… pendant que les autres portent de moins en moins.

Comment le perfectionnisme vous fait tout porter et vous épuise

Il ne s’agit pas seulement de “vouloir bien faire”, mais souvent de :

  • Peur de décevoir : si je ne fais pas assez, je ne vaux pas assez.

  • Peur du conflit : dire non = tensions.

  • Peur du chaos : si je ne tiens pas tout, tout s’effondre.

Vous dites “oui” quand vous voudriez dire “non”, vous rattrapez les erreurs des autres en silence, et vous maintenez la paix… au prix de votre énergie. Peu à peu, vous devenez indispensable. Non pas parce que les autres ne savent pas faire, mais parce qu’ils s’habituent à ce que vous portiez tout.

La boucle invisible 

  1. Je prends tout en charge

  2. Les autres s’appuient de plus en plus sur moi

  3. Je me sur-adapte pour que tout tienne

  4. Je m’épuise en silence

  5. Je reprends encore plus pour éviter que ça casse
    ↺ La boucle continue

Tant que vous ne la nommez pas, vous restez celle ou celui qui porte tout.

Signaux d’alerte

  • Respiration bloquée, haute et courte

  • Pensées qui tournent jour et nuit

  • Incapacité à profiter d’un moment de pause

  • Irritation quand les autres ne voient pas tout ce que vous faites

  • Envie que “tout s’arrête”… puis vous repartez

Ce ne sont pas des caprices : ce sont des signaux de surcharge.

3 micro‑déplacements pour sortir du piège et retrouver de l'énergie

  1. Passer de “Je dois” à “Je choisis”
    “Je choisis de répondre maintenant” redonne du pouvoir.

  2. Laisser quelque chose “pas parfait”
    Laisser un repas, une tâche ou un message à l’autre, et observer ce qui se passe réellement.

  3. Dire un “non” modeste mais clair
    Même petit, un non marque vos limites et déclenche le partage des responsabilités.

Vous n’avez pas à renoncer à vos standards ni à votre engagement. Mais vous avez le droit de ne plus être seul·e à tout porter.
Passer du combat solitaire au pouvoir partagé, c’est exactement ce que permet l’ approche systémique.

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